La Croix du Languedoc
L'extraordinaire histoire d'un symbole dont le riche passé semble dessiner l'avenir d'une région et de ses grands vins.
"Cette Province porte de gueules à la croix vidée, cléchée et pommetée d or". Ainsi se décrit en langage héraldique la croix du Languedoc, adoptée à son tour par le C.I.V.L. Cette vraie marque du Languedoc a été repérée sur des sculptures très anciennes qui nous ramèneraient aux temps wisigothiques. La légende vient en tout cas entourer la naissance ce de cet emblème que les comtes de Toulouse détiendraient depuis "la bataille que le comte Toresin gagna sur les Mores" à Bayonne et où un ange lui demanda de l'adopter par une belle nuit.
Devenue très vite l'une des pièces héraldiques les plus célèbres, elle est accolée aux armes de plusieurs familles royales, figurant sur les blasons d'une multitude de municipalités, authentifiant souvent les actes notariés du Midi, et symbolisant la Province toute entière jusqu'à la Révolution. Comme le phénix, elle renaît sans cesse et aujourd'hui elle veut dire que ce pays veut exister à tout jamais, et jusque même dans le raffinement de son vin.
Et puis... il faut bien parler, au delà de l'histoire, de son étonnant symbolisme étudié avec ferveur par les connaisseurs. La mise en valeur du chiffre douze (les douze Pommeaux), signifierait la maîtrise de l'univers dans son espace (les douze signes du zodiaque) et dans sa durée (les douze mois de l'an), et, plus profondément celestielle et les douze apôtres ! Mais nous voilà dans le domaine de l'interprétation...
La Langue d’Oc
Quand une région et une langue portent le même nom…
La naissance du Languedoc date du XIII ème siècle, moment où le terme de langue d'Oc (oui en occitan) apparaît en opposition à langue d'Oil pratiquée dans le reste du royaume qui deviendra plus tard le français.
Dés le XI ème siècle les troubadours leur donnèrent leurs lettres de noblesse en chantant des poèmes pour la première fois dans une autre langue que le latin qui étaient alors la langue officielle, administrative.
C'est la langue contestataire, la langue de la révolte, la langue du peuple qui régnera affectivement de Toulouse jusqu'à la vallée du Rhône jusqu'à éclairer les esprits et les écrits des cathares qui en feront leur langue de prédilection et de prédication.
De l'intégration du Languedoc au royaume de France jusqu'à la Révolution, l'Occitan restera une langue très usitée mais ne symbolisera jamais la réussite ou le pouvoir officiel, ou même les arts et la culture. On l'entichera alors du nom de "Patois"
L'Occitan a laissé sa marque; quelque écrivains amoureux du Languedoc ( Max Rouquette en tête ) nous offre de merveilleux écrits qui feront écho dans toute l'Europe du talent de cette région si contrastée; de nombreux villages portent un nom occitan ou à consonance occitane (Fa, Oupia, Cascastel. Cucugnan, Villemoustaussou…).
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Toponymie : les noms du Languedoc
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Tantôt rocailleuse et fière, tantôt épicée et méditerranéenne, tantôt sauvage et pudique… La langue d'Oc épouse l'accent des terroirs pour dire la vérité de chacun.
Elle exprime une culture populaire, une gastronomie, une tradition, une vie de tous les jours façonneront au fil de l'histoire un véritable art de vivre languedocien.
Aujourd'hui après une période peu propice à son développement, l'Occitan connaît un engouement résolument moderne, un languedocien sur cinq le pratique, il est enseigné dans les écoles et les universités.
L'Occitan comme le Languedoc ont eu, et auront, étrangement le même destin teinté de révolte, de souffrance, de contraste, mais aussi d'émotions, de plaisirs, et de vin.
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Un peu de poésie en occitan
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