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Vin et santé

Depuis quelques années, de nombreuses études se penchent sur les bienfaits de plus en plus avérés d’une consommation modérée de vin en même temps que les campagnes anti-alcooliques françaises prennent de leur ampleur. Ce paradoxe traduit bien l’ambiguïté que comporte la consommation de vin du point de vue de la santé et que l’on retrouve tout au long de l’Histoire.

On retrouve en effet mention des effets médicamenteux du vin chez les civilisations les plus anciennes et plus particulièrement la civilisation grecque. Hippocrate, le père des médecins, en a codifié les multiples usages médicaux : en usage externe, le vin était utilisé comme antiseptique et cicatrisant sur les plaies et en usage interne, il était préconisé dans de nombreux domaines (obstétrique, neurologie, gastro-entérologie, etc.). De même, les Romains appréciaient ses vertus anti-poison.

En Occident, l’obscurantisme qui caractérise le Moyen-âge fait que seuls les moines pouvaient perpétrer les traditions médicinales d’Hippocrate qui donnera d’ailleurs son nom à l’un des plus connus de leurs vins médicinaux, « l’hippocras ». Les siècles suivants n’altèreront en rien les réputations médicinales du vin.

Il faudra attendre le XIXème siècle pour réellement prendre conscience des dangers du vin en cas d’excès de consommation, à ce point que l’Académie de Médecine, au XXème siècle, en fixera des doses précises autorisées et que les campagnes anti-alcooliques se feront nécessité. Et depuis, les effets bénéfiques d’une consommation modérée   de vin constatés de tout temps sont occultés par ces discours anti-alcooliques à cause d’un amalgame fait entre consommation modérée et consommation excessive.

Aussi de nombreuses études   sont menées pour tenter de définir les effets positifs d’une consommation modérée de vin sur la santé depuis une trentaine d’années et les scientifiques sont aujourd’hui en mesure de confirmer ce que les anciens ont de tout temps constaté… Le rôle du vin dans la protection cardiovasculaire paraît de plus en plus indiscutable, comme le démontrent moult études épidémiologiques menées à travers le monde et le fameux « Paradoxe Français » (malgré divers facteurs de risques tels que la sédentarité et une nourriture abondante et riche, la mortalité en France par maladies cardio-vasculaires est l'une des plus faible du monde). Il semble aussi qu’une consommation modérée* de vin puisse agir favorablement sur les fonctions cognitives et le maintien de leur intégrité.

D'une façon générale, une consommation raisonnable et quotidienne de vin associée à une alimentation équilibrée a des effets bénéfiques sur la santé et l'espérance de vie. De même, une association regroupant l’ensemble de la filière vitivinicole a été créée il y a une quinzaine d’années afin de défendre les valeurs du vin dans la société française. L’objectif de « Vin et Société » est de favoriser la valorisation du vin sur le plan politique afin de contribuer au développement de la filière vitivinicole tout en répondant aux exigences de santé publique. Retrouvez plus d’information sur les actions de Vin et Société sur le site http://www.vinetsociete.fr.

*Une consommation modérée est estimée à de 1 à 3 verres de vin pour les hommes et de 1 à 2 verres pour les femmes par jour, à doses fractionnées et associés à une prise alimentaire. C’est dans ces conditions que l’on parle d’effets bénéfiques du vin. Une consommation au-delà de ces doses devient dangereuse pour la santé.

 

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