Languedoc : 10 projets atypiques de développement durable - Languedoc Wines

Languedoc : 10 projets atypiques de développement durable



    

Comptant plus de 137 projets, l' Observatoire du Développement Durable créé par l'Interprofession des Vins AOC du Languedoc et IGP Sud de France se remplit de projets plus riches les uns que les autres. 

Son but est de valoriser et de recenser l'ensemble des projets liés au développement durable dans le vignoble du Languedoc.

Observatoire du Développement Durable

Parmi l'ensemble de ces projets, certain sont plus étonnants que d'autres. 

Nous vous emmenons en découvrir quelques-uns 

Les Vignerons de Cascastel

Lezard Ocelé de Cascastel

Le Lézard Ocelé: un combat coopératif ! 

Une première étape a été réalisée en 2018 avec un suivi par photo-identification sur les différentes placettes identifiées. Ce suivi permettra de suivre au fil des ans la population individu par individu (les ocellés présents sur les lézards sont l’équivalent de nos empreintes digitales) et de décider des mesures de gestion des habitats les plus indiquées pour conserver l’espèce dans le vignoble.

Ce projet, unique dans notre milieu, met en avant la possible coexistence entre faune, flore et agriculture raisonnée là où de nombreux articles mettent en évidence l’opposé aux yeux de tous. Le projet des vignerons de Cascastel est de raisonner leurs pratiques tout en tenant compte de l' environnement, afin de le protéger.

Les objectifs de ce projet sont donc de protéger une espèce de lézards endémiques de la région mais aussi de valoriser tout un environnement propice à son développement et à sa sauvegarde. 

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Château Montfin 

Catherine et Jérome Estève du Château Montfin situé à Peyriac de Mer, travaillent en bio depuis 2009, leurs 20 ha de vignes. 

Depuis 2015, ils ont replanté plus d’un millier d’arbres autour des vignes pour recréer des haies. La dizaine d’espèces variées (grenadier, myrte, laurier, thym…) apporte de la biodiversité : création d’espaces pour les oiseaux et les insectes, protection contre le vent...Les résultats sont probants.

Pour éviter l'érosion des sols et développer le système racinaire des vignes, les vignerons implantent dès la fin des vendanges, des engrais verts (crucifères, céréales, légumineuses) qu’ils laissent pousser jusqu’à 50 cm voire 1 m de hauteur. Vers la mi-avril, ils sont broyés pour créer un compost qu'ils redonnent à la terre. Cela crée donc un cercle vertueux qui permet de redonner au sols ce qu'il nous a donné ! 

Pour ces néo vignerons, ces pratiques sont “ la suite logique de ce que l’on voulait faire dans le vin : respecter le plus possible notre environnement et travailler en bonne intelligence avec le vivant”.

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Calmel et Joseph

“ On a une philosophie de vie et de travail. Tout est lié. On essaie de toujours travailler dans le respect de l'environnement et dans une démarche “gagnant-gagnant” avec nos producteurs et entre exploitants de la terre et la terre elle-même”, confie Laurent Calmel de la maison de négoce Calmel & Joseph.

La soixantaine de vignerons qui collaborent avec eux sont en bio, en biodynamie, et certains en conventionnel. Mais ces derniers cultivent proprement. 

L'objectif d'ici à 2020 est donc de convertir 100% de leurs fournisseurs à l’agriculture biologique.Parallèlement à leur activité de négoce, Laurent et son associé Jérôme Joseph, appliquent sur leur domaine acquis en 2015, cette philosophie d’une agriculture propre. Dans une vallée isolée à Montirat dans l’Aude, sur 160 ha, vignes, oliviers, amandiers, lavandes, blés noirs anciens et vieux arbres fruitiers s’épanouissent en osmose. Tel un laboratoire où la polyculture reprend ses droits. Comme au temps des “anciens”. Laurent en est convaincu : pour recréer une dynamique écologique, il faut abandonner la monoculture et réapprendre le métier de paysan.

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Domaine Rouanet Montcélèbre

Domaine Rouanet Montcélèbre

“Être en bio, c’est normal. J’utilise des produits les plus naturels possible, comme le soufre, le cuivre, ou l’huile essentielle d’orange douce” lance Audrey Rouanet, la jeune et dynamique vigneronne du domaine Rouanet Montcélèbre à Cesseras.

Son père a toujours travaillé en agriculture biologique, mais il n’a jamais fait les démarches administratives. Aujourd’hui, c’est chose faite. Son millésime 2018 affichera pour la première fois, le logo AB. 

Côté biodiversité, la protection des abeilles est l'une de ses priorités. Elle est d'ailleurs en cours de certification “Bee Friendly”.

Alors, pour lutter contre le vers de la grappe, au lieu d’utiliser des produits nocifs qui les disséminent, elle pratique la confusion sexuelle sur 10 hectares.  Côté sol, elle sème, avant de replanter des nouvelles vignes, de la féverole et de l’orge. Elle installe également autour des parcelles, des haies d’oliviers, figuiers, grenadiers... Laisser pâturer son petit troupeau de brebis dans les vignes cet hiver fait partie de ses projets. Comme, la mise en place au printemps, lors de la création de l’extension de la cave, d’un système de récupération des eaux de pluie qui, une fois filtrée serviront à la nettoyer. Son souhait à venir est de s'orienter vers la biodynamie.

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Clos du Gravillas

Clos du Gravillas

Chacun doit faire un peu pour nourrir tout autour de lui " 

Dès la création de son domaine le Clos du Gravillas à Saint-Jean-de-Minervois, Nicole Bojanowski s’est lancée dans le bio. “Les anciens du village m’ont conseillée de mettre un peu de poudre de perlimpinpin” raconte en rigolant la vigneronne. Elle s’est vite rendu compte qu’il ne suffisait pas de passer un peu de soufre poudre pour contrer l'oïdium. Alors, elle décide de se former. C’était à la fin des années 1990 et à cette époque, les formations à l’agriculture biologique n’existaient pas. La seule possibilité : Terra Vitis. Elle est d’ailleurs la première à obtenir ce label dans le département de l’Hérault. 

Depuis 2006, les 7,5 ha de vignes qu’elle gère avec son mari John, sont en agriculture biologique. Pour optimiser leurs pratiques culturales, ils n’hésitent pas à faire appel à la biodynamie. Par exemple, pour renforcer l'efficacité du cuivre, ils utilisent des tisanes d’orties. Au lieu de mettre la dose préconisée de 800 g par passage, seuls 150 g suffisent. L’agro-écologie est au cœur de ses pratiques : grenadiers, figuiers, abricotiers, cerisiers arborent leurs vignes. Pour l’environnement, le paysage et le plaisir des fruits cueillis. Et à terme, pour le concept de la terre nourricière car “chacun doit faire un peu pour nourrir tout autour de lui “ confie Nicole. Depuis cette année, les 150 ha du plateau de Cazelles en Minervois sont passés en confusion sexuelle. Cette opération collective, soutenue financièrement à 50% pendant 3 ans par le département, permet non seulement de lutter efficacement contre le vers de la grappe, mais aussi de réduire le nombre de traitements. Les projets de la vigneronne ? L’enherbement des vignes pour structurer le sol et éviter l’érosion (avec un paillage). Mais, comme dans tout ce qu’elle entreprend, elle se forme d’abord et réfléchit aux meilleures pratiques.

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Chapelle de Novilis

IGP Côteaux d'Ensérune 

"Protéger les vignes avec des insectes" 

Respecter la Nature à Chapelle de Novilis, c’est préserver, restaurer les milieux naturels et la biodiversité sur leur exploitation : replanter des haies d’espèces locales naturelles qui serviront de corridor à la faune, conserver la flore aux abords des parcelles pour les insectes, ainsi que des parcelles de prairies naturelles pour la flore et la faune (insectes, oiseaux, lièvres, etc.). Il s’agit de protéger tout un écosystème dont la vigne bénéficiera par la présence d’insectes auxiliaires de culture. Ces insectes sont nommés auxiliaires de culture car ces certains insectes sont prédateurs d’autres sont nuisibles, ces deux types d'insectes les aident à protéger leurs vignes tout en respectant l’écosystème.

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Domaine Bourdic

IGP Côtes de Thongue

Domaine Bourdic

Biodiversité et Agroforesterie 

Le Domaine Bourdic, situé en IGP Côtes de Thongue cultive ses vignes depuis 2008 en agriculture biologique. Il était l'un domaine "pilotes“ dans le projet de biodiversité de l'IGP Côtes de Thongue. Afin de promouvoir encore plus la biodiversité, le Domaine Bourdic a démarré un nouveau projet: la culture mixte à l’intérieur du vignoble. C’est à dire, des pieds de vigne et d’arbres fruitiers (avec des arbustes et des herbes aromatiques) ont été planté en alternance des rangées. Cela favorise l’influence positive des végétaux entre eux, en libérant différents éléments dans le sol, en attirant des insectes et en amendant la structure du sol.

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Domaine de Viranel

IGP Pays d'Hérault

Famille Viranel

"Le développement durable est une démarche globale"

La Fertilisation

Le Domaine de Viranel basé à Cessenon sur Orb a choisi de délaisser la fertilisation chimique au profit d’amendements et d’engrais organiques. Ainsi ils réalisent leur propre compost issu de marc de raisins que qu'ils restituent dans les vignes. Malgré un apport d’éléments plutôt faible en comparaison des engrais conventionnels, cela une grande quantité de matière organique qui permet d’aérer et de favoriser la vie biologique des sols (vers, bactéries, champignons microscopique (mycélium)…). Cette matière organique une fois humifiée joue le rôle de garde manger pour leurs vignes puisque elle se combine à l’argile, créant ainsi le CAH (complexe argilo humique) véritable réservoir à éléments minéraux qui seront pompés par les racines pour nourrir la vigne.

De cette façon, ils ne polluent pas les nappes phréatiques et les cours d’eau tout en assurant un bon équilibre nutritif pour leurs ceps de vigne. 

Par ailleurs, la famille Viranel mène depuis 6 ans des expérimentations sur des formulations permettant de multiplier les quantités de bactéries présentes dans les sols afin d’augmenter la quantité d’humus du sol en favorisant la vie biologique.

L’entretien des sols

Afin de garder les sols vivants et de les préserver de l’érosion plus aucun labour d’hiver n'est réalisé. Ainsi se met en place dans les parcelles à l’automne un couvert végétal spontané qui sera labouré et enfoui au printemps et jouera un rôle d’engrais vert (vie du sol, matière organique, azote…). Il permet ainsi de protéger les sols contre l’érosion, d’éviter leur tassement par l’action mécanique des racines et radicelles des herbes et d’améliorer la portance pour les passages de tracteur. Il est par ailleurs évident qu’un sol couvert d’herbe est un biotope bien plus riche qu’un sol nu.

La diversité du paysage

La monoculture est l’ennemi du naturel, elle engendre la prolifération de parasites et ravageurs en réduisant a son minimum la diversité de flore comme de faune. C’est la raison pour laquelle toute la famille s'est engagée à maintenir les haies, ruisseaux, bandes enherbées, bosquets et garrigues qui font la beauté et la diversité de leurs paysages et des espèces qu’ils abritent.

Découvrir le projet du Domaine de Viranel

Domaine de la Font des Ormes

IGP Côtes de Thau 

Domaine de la Font des Ormes

Le Domaine de la Font de Ormes est un domaine de 25 hectares dont 4 d’oliviers. Il est certifié en agriculture biologique depuis 2016 et le millésime 2019 sera le premier labellisé Demeter. Ces pratiques sont : “une évidence” pour Guy et Jane Cazalis de Fondouce. L’objectif de la biodynamie est d’avoir des vignes plus résistantes aux maladies, des sols régénérés et plus vivants. "Pour favoriser l’environnement, nous avons implanté de haies entre les vignes (oliviers, néfliers...) et reconstruisons peu à peu les murets de pierres sèches, ce qui favorise la biodiversité : insectes, oiseaux, reptiles.... Au printemps, nous implantons un semi vert. nous travaillons les sols le moins possible : compost en quantité modéré, enherbement un rang sur deux et traitements biodynamiques", précise Mireille Fabre. 

Vous pourrez d'ailleurs voir prochainement, des moutons paîtrent dans le vignoble.

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Domaine du Clos rouge

IGP Pays d'Hérault


" Le bio, une question de logique de vie"

La néo-vigneronne Krystel Brot-Weissenbach gère 9,5 hectares en agriculture biologique. “Quand on change de vie, ça paraît logique d'être en bio... Comment faire autrement aujourd’hui ?” s'interroge t’elle. À ses yeux, il est impensable de polluer cet endroit magnifique qu’est Saint-Jean-de-la-Blaquière. Par respect pour les habitants, les sols et pour préserver la beauté des paysages, la faune et la flore. Avec l’aide précieuse de son conjoint, Joël Peyre, ils prennent soin des haies dans leurs parcelles au fin fond de la garrigue. Ils maîtrisent l’enherbement et essaient différentes variétés, comme le trèfle. Cette année, ils vont tester les légumineuses. Ils désherbent mécaniquement avec un intercep. Mais pour éviter la mécanisation à outrance, ils souhaitent faire pâturer des moutons cet hiver. Car pour Krystel : “Quand on est en bio, il est aussi important de maîtriser la consommation de carburants”. A la cave, ils ont installé une cuve de récupération des eaux pour arroser les terres vierges. Au Domaine du Clos Rouge, être néo-vignerons et prendre soin de son terroir, est bien une question de logique de vie.

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L'Observatoire du Développement Durable a pour vocation d'être un véritable vitrine de l'ensemble des projets liés au développement durable, qu'ils soient environnementaux, sociaux ou encore economiques.

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